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DHT et cheveux : 15 aliments à connaître

Traitements capillairesLecture : 7 min
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Aliments variés pour une alimentation équilibrée

La DHT, ou dihydrotestostérone, est l’un des facteurs les plus souvent cités lorsqu’on parle d’alopécie androgénétique. En pratique, l’alimentation ne « bloque » pas la DHT à elle seule comme peut le faire un traitement médical adapté, mais elle peut contribuer à soutenir le terrain capillaire, l’apport en nutriments et l’équilibre général de l’organisme. C’est la raison pour laquelle on voit souvent revenir l’expression aliments anti DHT. Le terme est pratique pour la recherche, mais il doit être compris avec prudence : il s’agit surtout d’aliments qui peuvent accompagner une hygiène de vie sérieuse, pas d’un remède miracle contre la chute de cheveux.

DHT et cheveux : ce qu’il faut vraiment comprendre

La DHT est une hormone dérivée de la testostérone. Chez certaines personnes génétiquement sensibles, elle participe à la miniaturisation progressive des follicules pileux, ce qui peut rendre les cheveux plus fins, plus courts, puis moins visibles au fil du temps.

Si vous cherchez à mieux comprendre la perte de cheveux d’un point de vue plus large, notre article sur la créatine et perte de cheveux peut aussi vous intéresser.

Ce que l’alimentation peut réellement apporter

L’objectif d’une bonne alimentation n’est pas de promettre un blocage complet de la DHT. L’idée est plutôt de fournir au cuir chevelu les nutriments qu’il utilise pour fabriquer une fibre capillaire de qualité et pour mieux tolérer les périodes de fragilité.

Nutriment Pourquoi il compte Exemples d’aliments
Protéines Les cheveux sont faits de kératine, une protéine. Un apport insuffisant peut fragiliser la fibre. Œufs, poissons, légumineuses, produits laitiers
Zinc Le zinc intervient dans de nombreux mécanismes cellulaires liés à la peau et aux phanères. Huîtres, graines de courge, noix, légumineuses
Oméga-3 Ils participent au confort cutané et à l’équilibre général de l’organisme. Saumon, sardines, graines de lin, noix
Antioxydants Ils aident à soutenir l’organisme face au stress oxydatif, un contexte souvent évoqué dans les problématiques capillaires. Fruits rouges, légumes verts, brocoli

15 aliments souvent cités pour soutenir les cheveux

Quinze idées pour varier votre alimentation : aucun de ces aliments ne remplace un traitement de la chute des cheveux.

Les œufs01

Les œufs

Les œufs apportent des protéines de bonne qualité, de la biotine et plusieurs micronutriments utiles à la santé générale. Ils font partie des aliments les plus simples à intégrer à une routine alimentaire équilibrée.

Le saumon02

Le saumon

Le saumon est souvent cité pour sa richesse en oméga-3 et en protéines. Il ne supprime pas la DHT, mais il aide à construire une alimentation plus favorable au cuir chevelu.

Les sardines03

Les sardines

Les sardines sont intéressantes pour leurs protéines, leurs oméga-3 et leur profil nutritionnel dense. Elles offrent une alternative pratique et souvent plus économique aux poissons plus nobles.

Les noix04

Les noix

Les noix apportent des lipides de qualité, un peu de zinc et des composés antioxydants. Elles sont utiles dans une logique de soutien nutritionnel global, sans promesse excessive.

Graines de courge05

Graines de courge

Les graines de courge reviennent souvent dans les listes d’aliments associés à la santé masculine et capillaire. Leur intérêt tient surtout à leur teneur en zinc et en bons lipides.

Les graines de lin06

Les graines de lin

Les graines de lin sont connues pour leur apport en oméga-3 d’origine végétale. Elles peuvent facilement s’ajouter à un yaourt, une salade ou un bol de céréales.

Les épinards07

Les épinards

Les épinards apportent du folate, du magnésium et des antioxydants. Comme beaucoup de légumes verts, ils participent à une alimentation variée et utile pour l’équilibre général.

Le brocoli08

Le brocoli

Le brocoli est souvent mis en avant pour ses composés soufrés et sa densité nutritionnelle. Il n’agit pas comme un anti-DHT direct, mais il s’inscrit bien dans une logique de soutien global.

Les lentilles09

Les lentilles

Les lentilles apportent des protéines végétales, du fer et des fibres. Elles sont particulièrement intéressantes lorsque l’alimentation doit rester simple, économique et régulière.

Les pois chiches10

Les pois chiches

Les pois chiches apportent des protéines végétales et des fibres. Ils permettent de varier les légumineuses dans une alimentation équilibrée, sans être un traitement contre la DHT.

L’avocat11

L’avocat

L’avocat apporte des graisses insaturées et plusieurs micronutriments utiles. Il peut trouver sa place dans un repas qui vise la satiété et la variété nutritionnelle.

Les fruits rouges12

Les fruits rouges

Fraises, myrtilles, framboises ou mûres sont souvent associées aux antioxydants. Ils ne changent pas la DHT à eux seuls, mais ils complètent une alimentation plus riche en végétaux.

Les huîtres13

Les huîtres

Les huîtres sont souvent citées pour leur teneur élevée en zinc. Elles ne conviennent pas à tout le monde, mais elles illustrent bien l’importance du statut micronutritionnel.

Les amandes14

Les amandes

Les amandes apportent des graisses de qualité, de la vitamine E et des minéraux. Elles peuvent être utilisées comme collation, à condition de rester raisonnable sur les quantités.

La patate douce15

La patate douce

La patate douce est intéressante pour son apport en bêta-carotène, qui participe au bon fonctionnement de l’organisme. Elle s’intègre facilement dans une assiette équilibrée et simple à suivre.

Pourquoi l’alimentation seule ne suffit pas toujours

Si la perte de cheveux est liée à une alopécie androgénétique bien installée, les aliments ne suffisent généralement pas à inverser le processus. Dans ce cas, un avis médical permet de discuter des options réellement utiles, de la prévention à l’accompagnement thérapeutique.

Selon le contexte, un médecin peut évoquer des pistes comme le finastéride, le minoxidil ou d’autres stratégies adaptées au profil du patient. L’important est de ne pas confondre conseil nutritionnel et prise en charge médicale.

Si une chute de cheveux est récente, diffuse ou inhabituelle, il faut aussi penser à d’autres causes possibles : ferritine basse, thyroïde, stress, inflammation du cuir chevelu, ou changement hormonal. C’est exactement ce qui évite les erreurs de lecture.

Quand faut-il consulter ?

Une consultation capillaire devient pertinente si vous observez une chute rapide, une perte diffuse inhabituelle, un éclaircissement net au niveau des golfes ou du vertex, ou encore une chute accompagnée de fatigue, de troubles thyroïdiens ou d’autres symptômes généraux. 

Le but n’est pas de dramatiser, mais de poser le bon diagnostic. Plus la cause est identifiée tôt, plus la stratégie proposée a des chances d’être cohérente et réaliste.

Pour une approche plus globale des soins, vous pouvez aussi lire notre guide sur les soins après une greffe de cheveux.

Questions fréquentes sur la DHT et les aliments

Les aliments peuvent-ils bloquer la DHT ?
Non, pas au sens médical d’un traitement anti-DHT. Certains aliments peuvent soutenir l’équilibre nutritionnel et le terrain capillaire, mais ils ne remplacent pas une prise en charge adaptée.
Faut-il manger ces aliments tous les jours ?
L’idée n’est pas d’imposer une liste rigide, mais de construire une alimentation régulière, variée et suffisamment riche en protéines, minéraux et bons lipides.
Un complément alimentaire est-il plus efficace qu’un aliment ?
Pas forcément. Un complément peut être utile dans certains cas précis, mais il doit répondre à un besoin réel et rester encadré. Mieux vaut éviter l’automédication systématique.
Qui est le plus exposé à l’alopécie androgénétique ?
Les personnes ayant une prédisposition génétique à l’alopécie androgénétique sont plus susceptibles de perdre progressivement leurs cheveux, indépendamment de leur alimentation. La sensibilité des follicules à la DHT compte davantage qu’un dosage sanguin isolé.
La chute de cheveux liée à la thyroïde ressemble-t-elle à celle de la DHT ?
Pas toujours. La thyroïde peut provoquer une perte plus diffuse, tandis que la DHT est plus classiquement associée à un éclaircissement progressif selon un schéma androgénétique. Le diagnostic permet de faire la différence.
Quand faut-il arrêter de chercher une solution alimentaire seule ?
Dès que la chute est marquée, persistante ou source d’inquiétude. Si vous avez un doute, un rendez-vous spécialisé vaut mieux qu’une suite d’essais alimentaires sans stratégie claire.

En résumé

Les aliments anti DHT sont surtout une façon pratique de parler d’une alimentation qui soutient la santé des cheveux. Ils peuvent aider à améliorer le terrain nutritionnel, mais ils ne bloquent pas la DHT comme un traitement ciblé.

Sources et repères

Pour approfondir le diagnostic et les limites des compléments :