Aliments anti-DHT : 15 idées et ce que dit la science

Peut-on agir sur la DHT avec ce que l’on mange ? Quinze aliments, des idées de repas et les limites des études sur la chute des cheveux.

DHT et cheveux : 15 aliments à connaître
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Quand les cheveux s’affinent, on a envie de commencer par quelque chose de simple : changer ce que l’on mange. Les listes d’« aliments anti-DHT » semblent offrir une réponse facile. Le problème est qu’elles mélangent souvent trois choses : nourrir correctement son organisme, corriger une carence et agir sur une hormone.

Les aliments ci-dessous peuvent aider à construire des repas variés. Aucun n’a démontré, sous sa forme alimentaire habituelle, qu’il stoppait à lui seul une alopécie androgénétique. Voici comment les utiliser sans leur demander ce qu’ils ne peuvent pas promettre.

Alimentation et DHT : deux sujets à distinguer

La DHT est une hormone issue de la testostérone. Dans l’alopécie androgénétique, la sensibilité de certains follicules aux androgènes participe à leur miniaturisation : les cheveux deviennent progressivement plus fins. Manger un aliment riche en zinc ou en biotine n’est pas la même chose que réduire cette action hormonale.

Pour comprendre les options et leurs limites, consultez notre article sur la DHT et la chute des cheveux.

Ce que votre assiette peut réellement changer

Si vous sautez des repas, mangez très peu de protéines ou suivez un régime restrictif, commencez par rééquilibrer les repas. Une chute peut avoir plusieurs causes ; une carence éventuelle se recherche en fonction de votre histoire et de l’examen, pas avec une liste de compléments achetés au hasard.

La biotine mérite une attention particulière : sa carence est rare et les preuves d’un bénéfice des compléments sur les cheveux restent limitées. Davantage de vitamines ne signifie pas davantage de cheveux.

15 aliments : leur intérêt et comment les mettre au menu

Cette sélection n’est pas un classement des meilleurs bloqueurs de DHT. Choisissez quelques aliments que vous aimez et que vous pouvez manger régulièrement ; inutile d’en faire une liste quotidienne obligatoire.

Les œufs01

Les œufs

Une omelette ou un œuf dur apporte des protéines et de la biotine. C’est une façon simple de donner une vraie place aux protéines dans un repas, plutôt que de compter sur une gélule « cheveux ».

À table : une omelette aux légumes, avec du pain et une salade. Mangez les œufs cuits ; les blancs crus consommés régulièrement peuvent gêner l’absorption de la biotine.

Le saumon02

Le saumon

Le saumon apporte des protéines et des oméga-3 marins. Son intérêt tient à sa composition nutritionnelle, pas à une action anti-DHT démontrée chez les personnes qui en mangent.

À table : au four avec des pommes de terre et des légumes. Le surgelé convient aussi ; inutile de rechercher un produit coûteux pour cette liste.

Les sardines03

Les sardines

Faciles à conserver et souvent moins chères que le saumon, les sardines sont une autre source de protéines et d’oméga-3. Les arêtes des conserves se mangent et apportent du calcium.

À table : sur une tartine, avec des tomates et du citron, ou dans une salade de haricots blancs.

Les noix04

Les noix

Les noix apportent notamment des acides gras insaturés, dont un oméga-3 végétal. Elles peuvent varier les collations ; elles ne remplacent ni les protéines d’un repas ni un traitement de l’alopécie.

À table : quelques noix dans un yaourt nature ou une salade de lentilles. Préférez-les nature plutôt que très salées ou sucrées.

Graines de courge05

Les graines de courge

C’est l’aliment qui mérite le plus d’explications dans une liste « anti-DHT ». Les graines apportent notamment du zinc, mais l’essai clinique souvent cité portait sur un produit à base d’huile de graines de courge, pas sur des graines ajoutées aux repas.

À table : une cuillerée sur une soupe ou une salade. Il n’existe pas de quantité de graines validée pour bloquer la DHT ou faire repousser les cheveux.

Les graines de lin06

Les graines de lin

Elles apportent des fibres et de l’acide alpha-linolénique, un oméga-3 végétal. Les présenter comme un bloqueur de DHT chez l’être humain dépasse les preuves cliniques disponibles.

À table : utilisez-les moulues dans un yaourt ou un porridge ; les graines entières peuvent traverser le tube digestif sans être bien digérées.

Les épinards07

Les épinards

Les épinards apportent des folates et du fer végétal. Ils participent à la variété des repas, mais une portion d’épinards ne corrige pas à elle seule une carence en fer.

À table : avec des pois chiches et un peu de citron. La vitamine C du repas favorise l’absorption du fer végétal.

Le brocoli08

Le brocoli

Le brocoli est un légume pratique pour apporter notamment de la vitamine C et des fibres. Il n’a pas besoin d’être présenté comme un aliment miracle pour avoir sa place ici.

À table : légèrement cuit à la vapeur, puis ajouté à du riz et une source de protéines. Le brocoli surgelé est une option simple.

Les lentilles09

Les lentilles

Les lentilles apportent des protéines végétales, du fer et des fibres. Elles sont particulièrement utiles quand les repas contiennent peu de viande ou de poisson.

À table : en salade avec des poivrons et du citron, ou en plat chaud avec du riz. Variez les sources de protéines au fil de la journée.

Les pois chiches10

Les pois chiches

Comme les lentilles, ils permettent de composer un repas végétal plus consistant. Leur intérêt est alimentaire ; on ne peut pas déduire un effet sur la DHT de leur richesse en nutriments.

À table : en houmous avec du pain, dans un couscous de légumes ou rôtis au four pour compléter une salade.

L’avocat11

L’avocat

L’avocat apporte des graisses insaturées et des fibres. Il peut compléter un repas, mais ce n’est pas une source majeure de protéines et rien ne permet de le qualifier de traitement hormonal.

À table : sur une tartine avec un œuf, ou en accompagnement d’une salade de légumineuses.

Les fruits rouges12

Les fruits rouges

Les fruits rouges apportent des fibres et, selon le fruit, de la vitamine C. Les recherches sur les antioxydants ne suffisent pas à démontrer qu’une barquette de fruits réduit la DHT du cuir chevelu.

À table : frais ou surgelés, dans un yaourt ou un porridge. Les fruits entiers sont plus intéressants pour les fibres que les jus filtrés.

Les huîtres13

Les huîtres

Les huîtres sont riches en zinc. Cela n’implique pas que manger beaucoup de zinc améliore la repousse lorsque les apports sont déjà suffisants.

À table : si vous aimez les fruits de mer, elles peuvent faire partie de repas occasionnels. Elles ne sont pas indispensables ; une alimentation variée offre d’autres sources de zinc.

Les amandes14

Les amandes

Les amandes apportent notamment des graisses insaturées et de la vitamine E. Leur rôle dans cette sélection est de varier les aliments, pas de promettre une action anti-DHT.

À table : nature, avec un fruit, ou effilées sur un plat. Alternez-les avec les noix plutôt que de chercher à manger tous les oléagineux chaque jour.

La patate douce15

La patate douce

La patate douce apporte des glucides et du bêta-carotène. Elle aide à composer un repas suffisant, ce qui compte lorsqu’une restriction alimentaire laisse trop peu de place à l’énergie et aux protéines.

À table : rôtie au four, avec des lentilles ou du poisson. Elle ne remplace pas la partie protéinée du repas.

Graines de courge, huiles et extraits : pourquoi les études ne disent pas la même chose

Un essai randomisé publié en 2014 a étudié un produit oral à base d’huile de graines de courge chez des hommes atteints d’alopécie androgénétique. Il rapporte un résultat favorable sur le nombre de cheveux. C’est une piste de recherche sur une préparation donnée ; ce n’est pas la démonstration qu’une cuillerée de graines au déjeuner fait repousser les cheveux.

La forme du produit, sa composition, la population étudiée et la durée du suivi comptent. Un résultat en laboratoire sur une enzyme, ou un essai sur un extrait concentré, ne permet pas de transformer l’aliment entier en traitement. Une amélioration du nombre de cheveux ne prouve pas non plus, à elle seule, que la DHT du cuir chevelu a diminué.

Comment composer une journée sans tout compliquer

Le matin : un yaourt avec des fruits rouges et quelques noix, ou des œufs avec du pain. Le midi : une salade de lentilles, des légumes et un fruit. Le soir : sardines ou saumon, pommes de terre ou patate douce, puis des légumes. Ce sont des exemples de combinaisons, pas une prescription ni une journée « anti-DHT ».

Si vous mangez végétal, donnez une place régulière aux légumineuses et variez les sources de protéines. Si vous changez déjà beaucoup de choses, commencez plutôt par un seul repas que vous pouvez tenir dans la durée.

Quand l’alimentation ne suffit pas

Des golfes qui reculent, un sommet qui s’éclaircit ou une raie qui s’élargit méritent un diagnostic, même avec une bonne alimentation. N’attendez pas plusieurs mois d’un régime « anti-DHT » avant de faire examiner une perte qui progresse. Une chute soudaine ou par plaques demande aussi une évaluation.

L’examen permet de distinguer une alopécie androgénétique d’une autre cause et de discuter les options adaptées. Chez NOVA, le finastéride n’est pas recommandé ni prescrit ; une question sur ce médicament doit être discutée avec le médecin qui vous suit. Une greffe éventuelle répond à un projet de restauration, pas à une carence alimentaire.

Les questions que l’on se pose vraiment

Quel aliment bloque le plus la DHT ?

On ne dispose pas d’un classement clinique fiable des aliments entiers selon leur capacité à bloquer la DHT et à améliorer la repousse. Les graines de courge sont souvent citées, mais les essais sur une huile ne permettent pas de leur attribuer le même effet.

Faut-il prendre du zinc ou de la biotine ?

Pas systématiquement. Un complément peut être discuté en cas de manque identifié ou de situation particulière. Il ne remplace pas la recherche de la cause de la chute.

Est-ce que mieux manger peut arrêter ma calvitie ?

Une alimentation suffisante aide à éviter les manques. Elle ne garantit pas l’arrêt d’une alopécie androgénétique. Le bon réflexe est de travailler sur les repas tout en faisant préciser le diagnostic.

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